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Comment vérifier une société d’investissement ou un courtier avant d’envoyer de l’argent

Pour vérifier qu’une société d’investissement est fiable, cherchez-la vous-même sur le registre financier officiel de votre pays, assurez-vous qu’elle est autorisée à proposer exactement ce qu’elle vous propose, comparez ses coordonnées avec celles du registre et vérifiez que votre argent irait sur un compte à son propre nom. Ensuite, obtenez les conditions et les frais par écrit avant de payer quoi que ce soit.

Dividario enseigne ces vérifications pour les noms célèbres comme pour les inconnus, car ce sont les sociétés connues que les escrocs aiment le plus copier.

La fiche d’une société surlignée dans un registre officiel, et un smartphone qui compose le numéro indiqué

Comment savoir si une société d’investissement est fiable ?

Faites quatre vérifications dans l’ordre. L’entité : la société figure-t-elle au registre officiel, avec un statut en vigueur ? L’autorisation : peut-elle proposer exactement ce service ? Les coordonnées : le site, l’e-mail et le numéro qu’on vous a donnés correspondent-ils au registre ? Le paiement : votre argent irait-il sur un compte à son propre nom ? Si une vérification échoue, arrêtez-vous.

1. L’entité

La société figure au registre officiel de votre pays, auquel vous accédez en tapant vous-même l’adresse, et son statut est en vigueur.

2. L’autorisation

Le registre indique qu’elle peut faire ce qu’elle propose : détenir l’argent de ses clients, gérer des placements, exécuter des ordres ou conseiller.

3. Les coordonnées

Chaque coordonnée qu’on vous a donnée correspond exactement à la fiche du registre, pas à peu près.

4. Le paiement

Le compte sur lequel vous paieriez est au nom de la société elle-même, ce que vous avez confirmé grâce aux coordonnées du registre.

Les sociétés clones sont conçues pour passer la première vérification en empruntant la fiche d’une vraie société. Elles échouent à la troisième ou à la quatrième : c’est pourquoi les quatre comptent.

Comment vérifier qu’une société est agréée sur le registre officiel ?

Accédez au registre par vous-même, en tapant l’adresse du site du régulateur financier ou en utilisant votre propre favori, jamais par un lien venant de la société. Cherchez sa dénomination légale exacte et son numéro d’immatriculation ou d’agrément. Puis vérifiez trois points : le statut est en vigueur, l’entité correspond à vos documents et les coordonnées enregistrées correspondent à celles dont vous disposez.

  1. Accédez-y par vous-même

    Cherchez vous-même le régulateur financier de votre pays, ou tapez son adresse. De fausses pages de registre existent : n’utilisez jamais un lien venant de la société, d’une publicité ou d’un message.

  2. Cherchez par le nom et par le numéro

    Essayez la dénomination légale complète et le numéro d’immatriculation ou d’agrément. Le nom commercial diffère souvent de la dénomination légale : assurez-vous que les deux mènent à la même fiche.

  3. Lisez le statut

    Cherchez un statut en vigueur, comme « agréé » ou « enregistré ». « Radié », « expiré » ou « n’est plus autorisé » signifie que la société ne peut pas vous proposer de services réglementés.

  4. Comparez l’entité à vos documents

    La société nommée dans les conditions, en bas du site et dans les instructions de paiement doit être celle du registre, pas un nom presque identique.

  5. Gardez une trace

    Faites une capture d’écran datée, ou notez le numéro d’immatriculation, le statut et les coordonnées enregistrées.

Si la société dit être établie dans un autre pays, cherchez aussi dans le registre de ce pays, et vérifiez qu’elle a le droit de proposer ses services là où vous vivez. Être autorisé quelque part ne veut pas dire être autorisé partout.

La société a-t-elle le droit de faire ce qu’elle vous propose ?

Une société inscrite au registre ne peut faire que ce que couvrent ses autorisations. Être autorisée à placer des assurances ou à conseiller en crédit immobilier ne signifie pas qu’elle peut détenir votre argent ou gérer des placements. Lisez les activités autorisées indiquées sur la fiche du registre et comparez-les, ligne par ligne, au service exact qu’on vous propose.

Les registres décrivent souvent les autorisations en termes techniques, mais les questions derrière sont simples. Si la société va détenir votre argent, a-t-elle le droit de détenir les fonds de ses clients ? Si elle va choisir des placements pour vous, a-t-elle le droit de gérer des placements ? Si quelqu’un vous dit quoi acheter, la société est-elle autorisée à conseiller ?

Méfiez-vous de deux angles morts. Certaines sociétés agissent comme agents d’une autre société : vérifiez aussi cette dernière, et que l’agent figure bien sous son nom. Et certains registres ne recensent des entreprises que pour un objet limité, comme l’enregistrement anti-blanchiment des sociétés crypto, sans aucune autorisation de proposer des placements. Ce n’est pas un gage de sérieux, quoi que laisse entendre le site.

Société clone : comment la repérer ?

Une société clone copie le nom, l’adresse et le numéro d’immatriculation d’une vraie société agréée, puis y ajoute son propre site, sa propre adresse e-mail ou son propre numéro. La fiche du registre semble correcte, car elle appartient à la vraie société. Ce qui trahit un clone, c’est un écart entre les coordonnées qu’on vous a données et celles du registre.

Ce qu’il faut comparer, et ce que fait souvent un clone
ÉlémentCe que fait souvent un cloneQue faire
Site webCopie le vrai site sur une adresse avec un mot en plus, un tiret ou une autre extensionLa comparer lettre par lettre avec l’adresse du registre
E-mailUtilise une adresse de messagerie grand public ou un nom de domaine ressemblantNe répondre que via le domaine indiqué au registre
Numéro de contactDonne un numéro de portable, un compte de messagerie instantanée ou un numéro absent du registreN’utiliser que les coordonnées du registre
DocumentsReprend le logo et l’adresse de la vraie société, avec les coordonnées bancaires d’un autre compteVérifier le nom du bénéficiaire, puis confirmer le compte via les coordonnées enregistrées

Contactez ensuite la vraie société via les coordonnées du registre, pas celles qu’on vous a envoyées. Demandez si la personne qui vous a contacté y travaille et sur quel compte vous devriez payer. Si la vraie société n’a jamais entendu parler d’elle, vous avez trouvé un clone, et le régulateur voudra le savoir.

Que vous apprennent les listes noires et les recherches en ligne ?

La liste noire d’un régulateur recense les sociétés et les sites qui, selon lui, opèrent sans autorisation ou copient de vraies sociétés. Si la société y figure, arrêtez-vous. Sinon, cela prouve peu de chose : les escrocs changent souvent de nom et d’adresse web, et un nouveau site n’a peut-être pas encore été signalé. Ne pas figurer sur la liste ne vaut pas feu vert.

Consultez la liste plusieurs fois : avec le nom de la société, l’adresse de son site et tout numéro ou e-mail qu’on vous a donné. Les escrocs réutilisent leurs coordonnées sous différents noms : un numéro peut correspondre même quand le nom ne correspond pas.

Une simple recherche sur internet aide aussi : essayez le nom de la société avec des mots comme « arnaque », « plainte » ou « retrait ». Prenez les avis avec prudence, car les avis élogieux peuvent s’acheter, et une société qui revendique des décennies d’existence avec un site tout neuf vous a déjà appris quelque chose.

Où va réellement votre argent ?

Avant de payer, vérifiez que le compte destinataire est au nom de la société que vous avez vérifiée, ou de la banque ou du dépositaire nommé dans ses conditions, et que vous avez vérifié ces informations en contactant la société par les moyens indiqués au registre. Payer un particulier, un portefeuille crypto ou une société au nom différent n’est jamais normal pour un vrai placement.

  • Le nom du bénéficiaire correspond à la société du registre, ou au dépositaire nommé dans les conditions que vous signez.
  • Vous avez confirmé les coordonnées bancaires en contactant la société par les moyens indiqués au registre, pas seulement d’après un e-mail ou un message.
  • Tout changement de coordonnées bancaires est une raison de s’arrêter et de revérifier, car les fraudeurs interceptent et modifient les instructions de paiement.
  • On ne vous demande jamais d’acheter de la crypto pour l’envoyer à une adresse, ni de fractionner un paiement en petits montants.
  • Les retraits ne peuvent être versés que sur un compte à votre nom.

Si la réponse à « où va mon argent ? » est un portefeuille crypto, un compte personnel ou une société introuvable dans tout registre, arrêtez-vous. Cette seule réponse l’emporte sur tout ce qu’on vous a dit.

Qui détiendra votre argent et vos placements ?

Demandez qui détiendra votre argent et les placements que vous achèterez, et si le compte sera ouvert à votre nom. Avec une société agréée, l’argent et les placements des clients sont en général conservés par une banque ou un dépositaire, séparés de l’argent de la société elle-même et enregistrés à votre nom. Posez ces questions par écrit et gardez les réponses.

  • Le compte sera-t-il ouvert à mon nom, et mon argent et mes placements seront-ils conservés séparément de ceux de la société, par une banque ou un dépositaire nommé ?
  • Cette banque ou ce dépositaire est-il nommé dans les conditions que je signe ?
  • Les relevés me seront-ils envoyés directement par la société ou le dépositaire, et pas seulement par la personne qui me vend le produit ?
  • Que deviennent mon argent et mes placements si la société cesse son activité, et un dispositif de protection s’applique-t-il ?

Que doit contenir une checklist pour vérifier une société ?

Une bonne checklist note chaque vérification, où vous avez cherché, ce que vous avez trouvé et la date. Elle couvre la fiche du registre et les autorisations, les coordonnées, le contact indépendant avec la société, les listes noires, la destination de l’argent, qui le détient et les conditions écrites. Si une ligne se termine par « impossible à confirmer », mieux vaut attendre.

Une checklist à recopier avant de payer une société, quelle qu’elle soit
VérificationOù chercherArrêtez si
Fiche du registreLe registre officiel, auquel vous accédez en tapant son adresseLa société n’y figure pas, ou son statut n’est pas en vigueur
AutorisationsLa même fiche du registreElles ne couvrent pas le service proposé
CoordonnéesSite, e-mail et numéro, comparés au registreQuoi que ce soit diffère du registre
Contact indépendantLes coordonnées que détient le registreLa société ne connaît ni la personne ni l’offre
Listes noiresLa liste du régulateur, consultée par nom, site et numéroL’un d’eux y figure
Destination du paiementLes instructions de paiement et le nom du bénéficiaireOn vous demande de payer un particulier, un portefeuille crypto ou une société sans rapport
ConservationLes conditions écritesAucune banque ni aucun dépositaire nommé, aucune mention que l’argent et les placements des clients sont séparés de ceux de la société, ou aucun relevé à votre nom envoyé par la société ou le dépositaire
Conditions et fraisLes documents de la société elle-mêmeLes conditions essentielles ne sont données que de vive voix, jamais par écrit

Rangez la checklist remplie avec votre journal de décisions. Si vous n’allez pas plus loin, signaler un clone ou une société non autorisée au régulateur prend quelques minutes et peut protéger quelqu’un d’autre.

Faut-il aussi vérifier une société d’éducation comme Dividario ?

Oui. Les escrocs copient les entreprises d’éducation comme les sociétés d’investissement, et qui demande votre confiance doit accepter d’être vérifié. Dividario se contente d’enseigner : nous ne prenons, ne détenons ni ne gérons jamais l’argent de personne, ne touchons aucune commission et ne vous demandons jamais de placer de l’argent. Quiconque utilise notre nom pour réclamer de l’argent à investir n’est pas nous.

Notre page « Est-ce fiable ? » explique qui nous sommes et comment nous vérifier.

Une société ou une offre à vérifier sous les yeux ? En cours particuliers d’investissement, vous faites vous-même la recherche au registre et les comparaisons, avec un formateur qui vous explique ce que vous voyez. Leçon suivante : les signaux d’alerte d’une arnaque au placement.

Vérifier une société : les questions fréquentes

Une société inscrite au registre est-elle forcément sûre ?

Pas forcément. L’inscription au registre vous dit à qui vous avez affaire et ce que la société peut faire. Elle ne rend pas un placement sûr ou adapté, et les clones copient de vraies fiches. Vérifiez aussi les autorisations, les coordonnées et la destination du paiement.

Et si la société est établie dans un autre pays ?

Cherchez-la dans le registre de ce pays et vérifiez qu’elle a le droit de proposer ses services là où vous vivez. En cas de problème avec une société à l’étranger, une réclamation et une éventuelle indemnisation peuvent être bien plus difficiles à obtenir.

Peut-on se fier aux avis en ligne sur une société d’investissement ?

Avec prudence. Les avis peuvent être achetés ou inventés, et les nouveaux sites frauduleux apparaissent plus vite que les plaintes ne s’accumulent. Une recherche sur le nom de la société avec « arnaque » ou « retrait » peut faire ressortir des problèmes, mais les vérifications du registre et du paiement comptent davantage.

Que faire si je tombe sur une société clone ?

Ne payez pas et cessez de répondre. Signalez-la au régulateur financier de votre pays, et prévenez votre banque si vous avez communiqué vos coordonnées bancaires. Si vous avez déjà envoyé de l’argent, suivez les étapes de la partie que faire si vous avez payé.